Plus que...

mardi 1 avril 2008

Surfin' USA


Ma première expérience du surf, samedi dernier, fut définitivement mémorable.
Lever 5h30. Rdv chez Clem 6h15. Il fait encore nuit. Tout ça pour commencer à surfer super tôt, avant que les "vrais" surfers n'arrivent (ceux qui savent surfer), parce qu'il faut savoir que Malibu étant un big surfing spot (cf. article sur San Diego pour la traduction), les surfers de Malibu sont assez violents voire dangereux, et peuvent te massacrer si tu viens leur chourrer des vagues avec ta sale face de débutant incapable de se lever sur sa planche.

A 7h, nous étions donc tous frais comme des gardons, saucissonnés dans nos combis dont il semble bien que l'unique objectif est de mettre en valeur tous les défauts de ton corps sans exception.


Je précise au passage que l'enfilage de ma combi a été un véritable calvaire, puisque depuis quelques jours mes 2 jambes entières brûlent littéralement sous l'effet de coups de soleil assez sérieux - j'ai voulu me la pèter à aller à la plage sans crème la semaine dernière. Clem a néanmoins remporté le trophée de la plus ridicule avec sa combinaison trouée à l'endroit du postérieur.


Bref. L'expérience ne fut malheureusement pas très concluante pour moi, si forte qu'ait été ma motivation pour devenir une star de ce sport résolument en place. Après avoir essuyé quelques vagues de 2m en pleine face et par là-même ayant frôlé la mort, ne pouvant me libérer des flots qui me secouaient comme une machine à laver, j'ai rapidement décrété que j'avais peur de me noyer, et j'ai dû me rendre à l'évidence: le surf n'est pas fait pour moi. Ou peut-être que c'est moi qui ne suis pas faite pour le surf. Peu importe, quoi qu'il en soit ce fut une expérience tout à fait intéressante, ne serait-ce que pour avoir vu Aria se trémousser sur la planche pour nous montrer les mouvements de base:


En bons surfers qui se respectent, nous avons conclu cette séance éprouvante par un passage au jacuzzi. Enfin, sauf pour moi bien évidemment, qui n'ai pas pu y mettre les pieds à cause des brûlures au 6ème degré de mes coups de soleil.



vendredi 21 mars 2008

Fashion Show

Vendredi 21 mars, nous avons élevé notre niveau de classitude en allant faire nos pouffes à un défilé de mode, ou fashion show pour ceux qui veulent se la péter.
Notre ami Matt (l'ami riche qui habite dans une maison de riches etc. pour ceux qui s'en souviennent), qui a beaucoup d'autres amis riches à LA et notamment à Hollywood, nous a amenées à un défilé des dernières créations de la marque de fringues que quelques-uns de ses potes ont lancée: KidDangerous (cf. lien à gauche dans la liste de liens, poliment intitulé F*CK YOU).

Nous avons donc comme il se doit squatté le bord du catwalk afin d'être aux premières loges pour admirer les beaux gosses musclés et les bombasses défiler en portant les fringues KidDangerous qui, il faut l'avouer, sont quand même incroyablement stylées.

Outre les T-shirts gratos et accessoirement méga en place que Matt nous a dégotés auprès de ses amis, nous avons surtout eu droit au spectacle splendide de torses tous plus bronzés et musclés les uns que les autres, et ce à littéralement 30cm de nos yeux ébahis.


Cette photo a véritablement été prise en live


On comprend aisément mon euphorie


Néanmoins, on ne peut s'empêcher de constater que tout ça n'était que paillettes, et que je n'ai une fois encore pas trouvé l'homme de ma vie à cette soirée. Pas même la moindre choppe. Il faut dire que les potes de Matt sont très honnêtement de gros ploucs qui vendent à peu près tout sauf du rêve:



mardi 18 mars 2008

Going to San Francisco...

San Francisco...
San Francisco...
Il y a tant de choses à dire sur San Francisco. Cette ville a inspiré des dizaines d'auteurs, poètes, cinéastes, musiciens etc. Et pourtant, maintenant que je m'y attèle, je me rends compte que ce n'est pas si facile de décrire l'atmosphère qui y règne.

Pour commencer, le temps. San Francisco a beau être en Californie, ça ne veut pas dire qu'il y fait un temps incroyable. De manière générale, il y fait gris; mais la lumière du jour est très particulière, à la fois claire, aveuglante parfois, et sombre, donnant à la ville une atmosphère lourde et imposante tout à fait unique. Même quand le soleil fait l'honneur de sa présence, il y a toujours ce vent, froid, qui ne vous laisse pas de répit; mais c'est aussi ça qui fait le charme de SF.

SF est la plus européenne des villes américaines - c'est pour ça que tout le monde tombe sous son charme... Les rues de San Francisco sont très calmes, et donnent l'impression de se balader dans une vieille ville industrielle des années 70, comme dans la série The Streets of San Francisco avec Michael Douglas - normal me direz-vous, ça se passe à SF. Perso, j'ai souvent eu l'impression d'être au beau milieu du décor d'un épisode de Starsky & Hutch, tellement les rues, les bâtiments, les maisons, ont l'air de s'être figés 30 ans en avant. Tout ceci donne un charme tout à fait particulier à cette ville qui, il faut l'avouer, a beaucoup plus de personnalité que Los Angeles. Comme le dit si bien Norman Mailer, auteur connu s'il en est: "Chicago is the great American city, New York is one of the capitals of the world, and Los Angeles is a constellation of plastic; San Francisco is a lady". C'est ça, SF c'est une femme - le calme, la classe et la distinction, tout en étant pleine de surprises et de trésors cachés. Extraits...











San Francisco est une ville résolument cosmopolite, avec tous ses quartiers différents les uns des autres. North Beach (quartier italien), Nob Hill (quartier londonien), Chinatown (ai-je besoin de préciser?), Castro (quartier gay), Mission (quartier...alternatif) etc.
SF est également une ville où l'art occupe une grande place (dois-je citer le MOMA?); cette teinte artistique ajoute encore à sa personnalité unique. C'est W. Saroyan qui le dit, "San Francisco itself is art, above all literary art. Every block is a short story, every hill a novel. Every home a poem, every dweller within immortal."
Certains quartiers sont même à forte tendance artistico-baba, comme par exemple le quartier de Haight-Ashbury, qui tient beaucoup de Brick Lane à Londres. Autre différence avec LA d'ailleurs; les gens sont stylés - ils savent s'habiller. Je vous disais que c'était une ville très européenne.

Panorama des fondamentaux:

Alcatraz,



Golden Gate Bridge,


Twin Peaks et sa vue à 360° sur SF,




Le MOMA,



Fisherman's Warf, le quartier du port, avec le fameux Pier 39,




Et pour finir en beauté, le campus de Berkeley,







Une chose est sûre: "If you're going to San Francisco, be sure to wear to some flowers in your hair...". Et je ne sais plus quel poète a dit, mais il avait bien raison: "San Francisco n'a qu'un seul défaut: c'est dur de partir".






samedi 1 mars 2008

Pour la beauté du geste

Parce que c'est la seule de mes potes à être venue me voir à LA,
Parce qu'elle m'a tenu la main dans les bons moments comme dans les moment difficiles voire douloureux (elle saura de quoi je parle),
Parce qu'elle a partagé ma couche pendant 5 jours (en fait non j'ai dormi sur le canapé, mais j'avais quand même envie de placer l'expression),
Parce qu'elle m'a même envoyé une petite carte postale pour me remercier et qu'elle m'a même mis le Phaidon de San Francisco avec,
Et surtout, parce qu'elle m'a supportée pendant 5 longues journées non stop.
Bref parce qu'elle est quali tout en étant rave,
Elle mérite elle aussi son moment de gloire.
J'ai nommé...


CIOSO


Je lui dédicace donc ce reportage photo spécialement consacré à notre petit couple romantique, que j'ai intitulé "Pour la beauté du geste" en hommage à l'hymne désormais incontournable de toute idylle qui se respecte.









Lovya Cioso.

mercredi 27 février 2008

San Diego

San Diego, 120 miles au sud de Los Angeles (200 km), est à 2h de route en voiture. Nous sommes allés passer un weekend là-bas, profitant de la venue de Cioso, certes, mais surtout du fait qu'un de nos potes de Pepperdine, Aria, y habite. San Diego est à 25 miles de la frontière mexicaine, c'est-à-dire de Tijuana, fameuse cité aussi connue pour son trafic de drogue que pour son caractère frontalier.

San Diego, c'est une sorte de station balnéaire, mais sans la plage. Le centre ville est très concentré, une dizaine de blocks à tout casser, où sont concentrés tous les restos, bars, boîtes etc. - et accessoirement les hostels, dont celui où nous sommes restés (USA International Hostels, 20 dol la nuit, mais au prix d'erreurs de réservation et de réceptionniste ne captant pas un mot d'anglais et encore pire quand il s'agit de s'exprimer - bref, l'hostel était quand même raisonnablement quali, si on oublie la chinoise qui nous a enfermés à l'extérieur de la chambre, du dortoir pardon, sans les clés).

Les plages ne sont pas DANS San Diego, mais à la périphérie. Sur les conseils de notre cher ami Aria - que je ne connaissais pas des masses à ce moment-là, et qui m'a prise pour une malpropre lorsque j'ai refusé de payer ma margarita chez TGI Friday's* parce qu'elle était dégueu), nous sommes allés fureter du côté de La Jolla, plage très connue à une dizaine de miles du centre de SD, et très gros surfing spot - expression stylée pour dire endroit où tous les surfers vont.

La Jolla, c'est la classe.




Même qu'il y a une plage "nurserie" pour les bébés phoques, mais on n'a pas pu prendre de photos parce que c'était interdit, à part pour Cioso qui a essayé d'en prendre quand même mais de toutes façons on voyait rien.

Sinon, à part La Jolla, San Diego il paraît que c'est sympa mais on s'en n'est pas rendu compte parce qu'il a bien sûr fallu qu'on y aille pendant 2 des 5 jours par an où il pleut là-bas.Ai-je déjà mentionné le fait que j'avais la poisse? Du coup, on s'est rabattu sur une marche déprimante le long de la Marina, où on a tout de même réussi à s'adonner à quelques activités palpitantes, comme visiter un ancien sous-marin porte-avions de la US Navy où il y avait des mannequins en cire nus très sexy,



et où on a même eu droit à l'audio-tour gratos avec les petits casques que tout le monde a portés avant toi, qui nous ont permis de découvrir de l'intérieur le monde des sous-marins, où il y a plein de cabines minuscules avec pleins de lit superposés minuscules, où s'entassaient plein d'hommes pas minuscules sur quelques mètres carrés,


et les avions, assez étonnant pour un porte-avions n'est-ce pas...


A part ça, San Diego est quand même une ville où on est censé beaucoup s'amuser normalement, c'est-à-dire quand il pleut pas. Pour se le prouver, on est quand même sortis samedi soir comme il se doit, même si Cioso a fait sa Cioso (traduction elle est rentrée à 23h30 à l'hostel pour aller se coucher). Ne soyons pas trop cruels avec elle, elle était encore sous l'effet du jet lag.



Après ce fabuleux weekend plein d'émotions de toutes sortes,


fatigue,




faim,




exaspération,



délire narcissique compulsif,



mais aussi grande satisfaction,


on s'est fait un petit cadeau sur notre chemin de retour, en faisant une escale bien méritée chez un ami riche, qui habite dans une maison de riches dans une résidence de riches, dans une ville de riches appelée Huntington Beach, où nous avons fait un petit tour dans son bateau de riche,


Voilà voilà, petit weekend pépère dans cette charmante région qu'est la Southern California, qui au-delà du voyage fut aussi l'occasion de profiter de la précieuse compagnie de ma chère acolyte Cioso...moments volés à partager ci-dessus dans un article spécial dédié à notre amitié indéfectible.

* pour Thank God It's Friday. Je sais pas pourquoi mais je me suis dit que c'était la classe de savoir ça.