Plus que...

mercredi 27 février 2008

San Diego

San Diego, 120 miles au sud de Los Angeles (200 km), est à 2h de route en voiture. Nous sommes allés passer un weekend là-bas, profitant de la venue de Cioso, certes, mais surtout du fait qu'un de nos potes de Pepperdine, Aria, y habite. San Diego est à 25 miles de la frontière mexicaine, c'est-à-dire de Tijuana, fameuse cité aussi connue pour son trafic de drogue que pour son caractère frontalier.

San Diego, c'est une sorte de station balnéaire, mais sans la plage. Le centre ville est très concentré, une dizaine de blocks à tout casser, où sont concentrés tous les restos, bars, boîtes etc. - et accessoirement les hostels, dont celui où nous sommes restés (USA International Hostels, 20 dol la nuit, mais au prix d'erreurs de réservation et de réceptionniste ne captant pas un mot d'anglais et encore pire quand il s'agit de s'exprimer - bref, l'hostel était quand même raisonnablement quali, si on oublie la chinoise qui nous a enfermés à l'extérieur de la chambre, du dortoir pardon, sans les clés).

Les plages ne sont pas DANS San Diego, mais à la périphérie. Sur les conseils de notre cher ami Aria - que je ne connaissais pas des masses à ce moment-là, et qui m'a prise pour une malpropre lorsque j'ai refusé de payer ma margarita chez TGI Friday's* parce qu'elle était dégueu), nous sommes allés fureter du côté de La Jolla, plage très connue à une dizaine de miles du centre de SD, et très gros surfing spot - expression stylée pour dire endroit où tous les surfers vont.

La Jolla, c'est la classe.




Même qu'il y a une plage "nurserie" pour les bébés phoques, mais on n'a pas pu prendre de photos parce que c'était interdit, à part pour Cioso qui a essayé d'en prendre quand même mais de toutes façons on voyait rien.

Sinon, à part La Jolla, San Diego il paraît que c'est sympa mais on s'en n'est pas rendu compte parce qu'il a bien sûr fallu qu'on y aille pendant 2 des 5 jours par an où il pleut là-bas.Ai-je déjà mentionné le fait que j'avais la poisse? Du coup, on s'est rabattu sur une marche déprimante le long de la Marina, où on a tout de même réussi à s'adonner à quelques activités palpitantes, comme visiter un ancien sous-marin porte-avions de la US Navy où il y avait des mannequins en cire nus très sexy,



et où on a même eu droit à l'audio-tour gratos avec les petits casques que tout le monde a portés avant toi, qui nous ont permis de découvrir de l'intérieur le monde des sous-marins, où il y a plein de cabines minuscules avec pleins de lit superposés minuscules, où s'entassaient plein d'hommes pas minuscules sur quelques mètres carrés,


et les avions, assez étonnant pour un porte-avions n'est-ce pas...


A part ça, San Diego est quand même une ville où on est censé beaucoup s'amuser normalement, c'est-à-dire quand il pleut pas. Pour se le prouver, on est quand même sortis samedi soir comme il se doit, même si Cioso a fait sa Cioso (traduction elle est rentrée à 23h30 à l'hostel pour aller se coucher). Ne soyons pas trop cruels avec elle, elle était encore sous l'effet du jet lag.



Après ce fabuleux weekend plein d'émotions de toutes sortes,


fatigue,




faim,




exaspération,



délire narcissique compulsif,



mais aussi grande satisfaction,


on s'est fait un petit cadeau sur notre chemin de retour, en faisant une escale bien méritée chez un ami riche, qui habite dans une maison de riches dans une résidence de riches, dans une ville de riches appelée Huntington Beach, où nous avons fait un petit tour dans son bateau de riche,


Voilà voilà, petit weekend pépère dans cette charmante région qu'est la Southern California, qui au-delà du voyage fut aussi l'occasion de profiter de la précieuse compagnie de ma chère acolyte Cioso...moments volés à partager ci-dessus dans un article spécial dédié à notre amitié indéfectible.

* pour Thank God It's Friday. Je sais pas pourquoi mais je me suis dit que c'était la classe de savoir ça.

mercredi 20 février 2008

Beverly Hills

Ah...Beverly Hills. Avant d'y mettre les pieds, ce nom ne m'évoquait que: Brenda, Brandon, Dylan, Steeve, David, Donna (la moche mais fille du producteur), Kelly, Dylan etc. Maintenant que j'y ai mis les pieds, ce nom m'évoque: Brenda, Brandon, Dylan ....

En effet, Beverly Hills, c'est juste un quartier où tous les riches ont décidé de vivre entre eux. Que dis-je les riches...les milliardaires. A part ça, il n'y pas grand chose d'intéressant. C'est simplement impressionnant de constater que des gens puissent avoir autant d'argent. Mais ce qui est bien, c'est qu'ils ne s'affichent pas en public avec une pancarte "Je suis pété de thune" sur la tête, comme à Nice ou St Trop. Ici, ils en ont pas besoin; il suffit de voir leur baraque, et on comprend instantanément que c'est d'un autre niveau. Un niveau en dehors du monde et de la réalité. 1 heure en voiture pour faire un tour rapide des quartiers résidentiels où se dévoilent tour à tour des baraques toutes plus INCROYABLES les unes que les autres, avec Porsche, Maserati ou simple Mercedes garée devant. Et jardinier mexicain en pleine action sur la pelouse irréprochable. Limite, même le jardinier a l'air riche. Tellement impressionnant qu'on se demande comment autre chose qu'une star peut habiter ces baraques. Justement: c'est que des stars. Mais les maisons des vraies stars, on ne peut pas les voir de la rue.
Une atmosphère surréaliste: calme olympien, quelques BMW et Mercedes qui sillonnent les avenues au ralenti, quelques joggers dont même les survets doivent coûter 5000 dol, faisant leur footing paire de lunettes de soleil D&G aux yeux. N'importe quel passant à l'air d'être une star. Un beau gosse passe en Ferrari à côté de nous, on jurerait que c'est Justin Timberlake (d'ailleurs je pense que c'était JT). Une vieille blonde platine refaite de partout fait son jogging avec son petit toutou en laisse, c'est sûrement Ivana Trump (d'ailleurs je pense que c'était Ivana Trump).



Outre les quartiers résidentiels, mais toujours dans le même esprit rassurez-vous, il y a le Golden Triangle, le quartier "commercial". Triangle délimité par Wilshire Bvd au sud, Beverly Drive à l'est et Santa Monica Bvd au nord, c'est le kilomètre carré de boutiques le plus cher de tout LA. En particulier Rodeo Drive, une des avenues les plus connues au monde, car elle concentre toutes les boutiques de marques de luxe au monde (la majorité étant françaises ou italiennes quand même, les américains n'y connaissent rien au luxe... mais ils l'achètent et c'est déjà pas mal). Un peu comme les Champs sauf que c'est beaucoup plus petit, calme, pas du tout bondé, et qu'il n'y a QUE des boutiques de luxe. (Un point commun en revanche: y'a que des japs devant ces boutiques). Summum atteint au n°2, Rodeo Drive, dans cette portion de l'avenue appelée Via Rodeo, les quelques mètres carrés de galeries les plus chers au monde, où se trouvent les boutiques Versace et Tiffany & Co.



Bon à part des boutiques et des maisons de luxe, il y a aussi une vie à Beverly Hills. Restos et bars branchés ne manquent pas, notamment au sud de et sur Wilshire Bvd. Sympa mais l'esprit reste le même. Parce qu'on le vaut bien.

mardi 19 février 2008

West Hollywood

West Hollywood est connu pour être LE quartier "branché" de LA: the place pour faire son shopping de jour sur Melrose Avenue; c'est aussi le coeur de la vie nocturne à LA, notamment sur Sunset Bvd. Accessoirement, c'est aussi là qu'on a le plus de chances de croiser des stars.

Melrose Avenue, une des artères principales de WH, est une avenue interminable qui traverse WH d'ouest en est, et qui est surtout connue pour toutes ses boutiques de fringues branchées. Notamment une majorité de boutiques de fringues vintage toutes plus stylées les unes que les autres (traduction: prévoir de vider son portefeuille à l'insu de son plein gré). C'est là que Paris, Britney et autres Lindsay Lohan font leur shopping régulièrement.
Melrose Avenue compte aussi une multitude de cafés en place où les stars viennent se poser. Comme par exemple l'Urth Café, particulièrement stylé, où nous avons fait un petit sitting et où il est de renommée publique qu'on est quasi sûr de croiser une star à n'importe quel moment de la journée. Comme par hasard, il n'y en avait pas le jour où on y est allées...
J'ai tout de même croisé dans la rue un acteur américain assez connu ici, Adam Goldberg (acteur juif, comme son nom l'indique mais c'est aussi difficile de ne pas deviner quand on voit sa tête, qui a joué dans Il faut sauver le soldat Ryan, et joue aussi notamment dans la série Entourage qui cartonne ici), qui m'a fait un petit sourire au volant de sa Mercedes.


Sunset Bvd est une des autres avenues principales de LA, qu'elle traverse quasiment d'un bout à l'autre en partant de la côte et en passant par Westwood, Bel Air, Beverly Hills, WH et Hollywood. La partie de Sunset située dans West Hollywood, qu'on appelle le Sunset Strip, est le coin en place pour sortir le soir.

Avec ses restos branchés (les plus branchés ayant bien sûr des noms français: Le petit four, Le clafoutis, Mirabelle etc.) ses bars en place et ses night-clubs fréquentés par les stars, c'est le centre de la vie nocturne à LA. Quand vous voyez des photos de Britney Spears ou Paris Hilton sortant bourrée de boîte...c'est là. Il y aussi pas mal de bar/boîtes où il y a souvent des concerts, comme le Whisky A Go Go, où les Doors ont fait leurs débuts, ou encore The House of Blues. C'est aussi sur le Strip que se trouve le Château Marmont, hôtel de luxe où s'évadent régulièrement des couples de stars plus ou moins officiels (c'est là que Heath Ledger voyait en toute amitié Lindsay Lohan par exemple).



Personnellement, je trouve que c'est une expérience marrante et intéressante de tenter un bar ou une boîte une fois de temps en temps dans ce quartier, mais ça n'est définitivement pas là que je passerais toutes mes soirées. Peut être un peu trop "LA" pour moi... Les bons restos cependant valent vraiment le coup, pour l'ambiance - mais là aussi, vu le prix c'est une fois de temps en temps.

Même si les célébrités font leur shopping et sortent en boîte dans West Hollywood, la majorité d'entre elles ont néanmoins élu domicile à Beverly Hills, quartier de LA davantage résidentiel, situé au sud ouest de WH (article à venir).

Bref, ces quartiers aux noms de séries TV des années 90 restent définitivement clichés. J'ai tout de même été agréablement surprise par West Hollywood de jour où l'ambiance est malgré tout relativement agréable. Néanmoins, même si c'est encore le quartier pilier du LA nocture, WH est train de devenir un peu "out" et de reculer devant le nouveau quartier alternatif en place, Dowtown LA.

Hollywood

Ca y est. Je l'ai fait.
Yes, I did it.
やった!!!

Tout ça pour dire que OUI, j'ai été à Hollywood. Et comme dirait Thierry Roland, je peux mourir tranquille maintenant.
Plus sérieusement, visiter Hollywood pour la 1ère fois c'est un moment qui ne s'oublie jamais. Tout simplement parce qu'on est au contact de tellement de mythes qu'on en a la tête qui tourne.

Ca commence par les Hollywood signs, les fameux. On les a tellement vus en photos, au ciné, en rêve. Pas si facile que ça à apercevoir en realité. On ne peut les voir quasiment de nulle part dans les rues de LA; il faut faire un effort et escalader une montagne (en voiture ça va ça reste relativement faisable) jusqu'à un observatoire, le Griffith Observatory, duquel on peut enfin avoir une vue non seulement sur tout Hollywood et West Hollywood en contrebas, mais surtout sur les fameuses lettres blanches, perchées sur le Mont Hollywood (quelle perspicacité une fois encore, ces américains...), haut de 495 mètres. En prime on a droit à une petite statue à l'effigie de saint James Dean.


On redescend - j'ai failli dire sur Terre mais non, même pas - pour rejoindre Hollywood Bvd,


et on continue avec le Walk of Fame. La fameuse avenue où s'étalent plus de 2000 plaques en forme d'étoile sur le trottoir, avec les noms gravés des plus grandes figures du cinéma et de la chanson du 20ème siècle. Quand on commence à en prendre une en photo, on les prend toutes. Les 2 plus impressionnantes, bien-sûr:



Et enfin, le dernier cliché: les empreintes de stars gravées dans le sol, dans le patio du Mann's Chinese Theatre (il fallait bien que les chinois s'infiltrent quelquepart à Hollywood). Il n'y en a pas autant que d'étoiles, mais ça vaut tout de même le détour: Clint Eastwood, Clark Gable, Anthony Quinn, ou plus récent, Will Smith, Matt Damon. Ou encore celles de notre cher gouverneur de Californie (dont j'ai particulièrement aimé le petit mot "I'll be back". Il avait prévu son coup le petit malin.)



Impressionnant. Emouvant. C'est vrai qu'Hollywood ça sonne résolument cliché à première vue, mais y poser le pied est vraiment une expérience hors du commun. On sent le poids du mythe dans l'atmosphère. Ce qui reste de l'âge d'or du cinéma américain. Car paradoxalement il n'en reste pas grand chose finalement: le Walk of Fame et le Mann's Theatre sont les seuls gardiens de sa légende vivante. Car le reste de Hollywood est envahi par la multitude de nouveaux studios, buildings modernes qui n'ont rien à voir avec les premiers studios du début du siècle.

lundi 18 février 2008

La messe du dimanche matin à l'américaine

Non cette étoile ne se trouve pas sur Hollywood Bvd avec toutes les autres sur le Walk of Fame, mais devant l'Oasis Center, un endroit dont le nom fait penser à tout sauf ce que c'est vraiment: une église.

Je savais que les américains étaient spéciaux; et je savais aussi qu'ici Dieu et la religion sont un peu comme les fautes d'orthographe dans les mails de ma grand mère: omniprésents. (Pardon Mamie). Je n'ai pas été déçue en allant assister dimanche dernier à l'office du dimanche matin à l'Oasis Christian Center, où le show auquel nous avons assisté a dépassé de très loin tout ce que j'avais imaginé. C'est une amie américaine qui nous a conseillé d'aller assister à la "messe" du dimanche matin là-bas, nous disant qu'il y avait des concerts de gospels incroyables, que l'ambiance y était super sympa, et que l'office était fait par un pasteur hyper cool et marrant. Déjà le site internet vendait du rêve, avec possibilité de télécharger les podcasts des offices précédents gratuitement directement sur iTunes - la classe.

Je ne suis pas spécialement adepte de l'église chrétienne, je n'ai assisté qu'à une messe dans ma vie donc je m'attendais plus ou moins à tout en allant à une messe américaine - secte, discours propagandiste etc. Au lieu de ça, j'ai vécu un moment incroyable, mais moins religieusement que pour l'atmosphère de joie et d'espoir qui règnait dans la foule. La foule qui tout en étant complètement dans l'enthousiasme du concert, chantant, frappant des mains etc., était aussi dans le recueillement et la prière, fermant les yeux et levant les mains au ciel en signe de remerciement à celui qui avait l'air d'être leur meilleur pote, Jesus (Djee-zus).
Laissez-moi quand même expliquer le concept de cette messe un peu spéciale: ça ne se déroule pas dans une église, mais dans une salle de spectacles, avec des sièges et une scène. Sur la scène, un chanteur, des musiciens (sauf qu'au lieu d'être des organistes, ce sont des bassistes, des batteurs, des saxophonistes...) et une vingtaines de choristes, habillés comme vous et moi, jeunes ou vieux. Tous des membres de l'Oasis. Des projecteurs, et un écran géant qui diffuse alternativement les paroles des chansons, la vidéo du concert, ou bien la présentation Powerpoint du sermon du pasteur, avec extraits de la Bible, photos, vidéos et même quelques blagounettes par ci par là. Un cocktail pour le moins surprenant et assez...déconcertant.

Une fois le choc du concert passé - et c'est vraiment un choc, car on est aspiré dedans malgré nous, on chante les chansons (..."and I really wanna thank you Jesus" sur un air pop rock...) en frappant des mains - le père Wagner arrive: 55 ans, habillé comme un djeunz avec T-shirt, jeans, veste stylée à rayures, coupe de cheveux branchée avec gel etc. Il commence par une petite prière pour le Président, normal. Et tout le monde acquiesce, yeux fermés et mains jointes, en priant pour notre cher Bush qui, Dieu le bénisse, vient d'offrir généreusement quelques millions de dollars pour les orphelins en Tanzanie ou je ne sais quoi. Mais, précise le pasteur, "it's not political, it's a Bible thing". Après ce petit préambule totalement indispensable, on passe à l'office, le vrai, qui là ressemble déjà un peu plus à l'idée qu'on se fait d'une messe, une fois l'étonnement de la présentation Powerpoint oublié... Et pas si bête que ça le discours du père Wagner: dynamique, drôle, avec exemples concrets de la vie de tous les jours à l'appui, références actuelles comme par exemple le Superbowl etc. Le tout sur un fond de mélodie à la guitare électrique en live. Un peu beaucoup américain quand même: tous les gens écoutent attentivement, acquiescent, réagissent - moi j'ai un peu du mal. Bien construit, forme originale, on voit qu'il y a beaucoup de travail et de passion là-dedans; mais dans le fond j'ai du mal à accrocher.
Avant de finir, une petite quête s'impose - et pas dans un panier ou un chapeau, attention! ici c'est enveloppe pré-imprimée avec les cases pour mettre son numéro de CB.
Et on finit en chanson, pas plus mal car finalement c'était ça le plus sympa dans cette heure et demie passée à l'Oasis Center. Un très bon moment, si on le prend pour sa valeur culturelle voire artistique (c'est pas si mal que ça le rock chrétien) et pour la bonne humeur qu'il jette sur la journée. Surprenant, c'est le moins qu'on puisse dire. Quant au contenu du discours, pour moi c'est loin d'être l'intérêt principal de cette expérience; intéressant cela dit.

Allez, cadeau...

mardi 12 février 2008

Wine tasting tour in Santa Ynez Valley: un air de Sideways

Samedi dernier, nous avons pris la route pour aller passer la journée dans la vallée de Santa Ynez, dans la région de Santa Barbara, et faire un tour de dégustation de vins californiens dans une dizaine de vignobles de la région.

Pour ceux qui connaissent (spéciale dédicace à Virgin), c'est exactement comme dans le film Sideways avec Paul Giamatti, que je vous invite à regarder si vous ne l'avez pas vu.

Deux heures de route au volant de ma vieille Toyota Corolla, des paysages incroyables, entre la côte californienne qu'on a longée sous un soleil et un ciel parfaits et avec la musique à fond (pas trop cliché), et les collines et lacs de la vallée de Santa Barbara: superbe.

Une fois arrivés dans la charmante ville de Solvang, notre journée a consisté à visiter tour à tour une dizaine de wineries (pas de traduction littérale, vignoble au sens d'entreprise vinicole), dans chacune desquelles nous avons testé 5 ou 6 vins différents. Faites le calcul (enfin surtout pour Clem, parce que comme je conduisais*, j'ai rapidement dû ralentir le rythme...). Et entre 2 verres de Cabernet Sauvignon, une petite pause bien méritée au soleil,

... bon d'accord, adossée à un tonneau et avec un verre à la bouche, c'est pas vraiment une pause.

Au final, de très belles rencontres, notamment avec ce Gewürstraminer 2004 de la winery Presidio Vineyard; ou encore ce rouge semi-moelleux destiné notamment à accompagner les desserts, le Concord (du nom de la variété très particulière de raisin à partir de laquelle il est fabriqué), de la Royal Oaks Winery. Et mention spéciale au rosé Foley & Phillips 2006 du vignoble Lincourt (nom de vignoble qui a l'air très français à première vue, mais après avoir posé la question il s'avère que ce n'est autre que la combinaison des 2 prénoms américains Lindsay et Courtney...ça vole très haut chez les américains), qui a été ma découverte de la journée: un excellent rosé ça ne court pas les rues...

Bref, une journée entière verre à la main, l'estomac au bord de l'explosion (open bouffe dans chaque winery pour accompagner le vin, notamment parmesan, saucisson, fromage frais etc. rassurez-vous j'ai fait un passage à la salle de sport le lendemain), et une expérience qui vaut vraiment le détour.


* Clem n'a effectivement toujours pas son permis californien

mercredi 6 février 2008

Superbowl XLII


Dimanche 3 février, nous avons assisté à un événement unique: la finale du championnat national de football américain... "C'est à dire le Superbowl, cher ami....!" (désolée, spéciale dédicace à mon frère Jérémie, cf. Ace Ventura Pet Detective)

Le Superbowl XLII a eu lieu cette année à Phoenix en Arizona, et a opposé les Patriots (New-England) aux New York Giants. Le Superbowl, c'est 4h de show, pour au total seulement 1h de jeu, et 3h de pubs. Parce que le vrai intérêt du Superbowl, c'est les commercials (publicités). A près de $3M les 30s de spot publicitaire, toutes les boîtes se battent pour avoir LA pub qui va le plus faire fureur. Cette année, l'award est revenu à Budweiser dont la pub a été élue publicité préférée.

Ambiance énorme: baraque à Hollywood, remplie d'une vingtaine d'américains à casquette en fureur, bière à la main et hurlant des insultes que je n'ai malheureusement pas réussi à retenir.
Sans rire, ce fut un moment assez mythique: le score est resté historiquement bas pendant les 3 premiers quarters, et le dernier quarter a été tout simplement incroyable, avec une victoire totalement inattendue des Giants à 17-14 pendant les 2 dernières minutes, alors que les Patriots étaient grands favoris en tant que seule équipe invaincue de tout le championnat.

Même si cette année on n'a pas eu droit aux boobs de Janet Jackson pendant le halftime show, très grande première expérience de ce moment de sport définitivement américain: tout simplement, ce match a battu le record d'audience de toute l'histoire du Superbowl, avec plus de 97 millions de téléspectateurs...

(NB: en fait j'ai quand même réussi à retenir quelques insultes en américain)

mardi 5 février 2008

Six Flags


Le weekend dernier, avec une dizaine de potes, on est allés expérimenter un parc d'attractions à la sauce américaine: Six Flags.

Croyez-moi, ni Tonnerre de Zeus, ni Space Mountain ou autre Aerosmith n'arrivent à la cheville des roller coasters qu'on trouve par dizaines dans les amusement parks ici. C'est du très très haut niveau. Pour $25 la journée.



La preuve en images, avec une vidéo filmée de mes petites mains sur le Tatsu, un roller coaster où au lieu d'être assis, et ben on est penché dans le vide la tête en bas...




(Petite précision: ma caméra en a vu plus que moi-même puisque j'ai fermé les yeux pendant la moitié du truc).

A noter également l'absence de point de restauration normal pour déjeuner dans ce genre de parcs: on a le choix entre pizza huileuse, burger huileux ou popcorn, that's it. Heureusement qu' hurler de peur dans toutes les attractions brûle un peu de calories...

Balade à Venice

Venice, c'est un quartier de LA situé au bord de la mer, à l'est de Santa Monica. C'est une enclave à part, avec sa promenade bien particulière, Ocean Frontwalk, ses boutiques vintage, ses artistes en plein air - on y a même croisé des rappeurs français (dont on s'est bien sûr senties obligées d'acheter leurs albums pour $5).

D'aucuns diront que c'est un peu la "cour des miracles" de Los Angeles; moi j'y ai plutôt vu une sorte de Brick Lane version plage. Un endroit à retenir, que j'ai beaucoup aimé. Ca peut être très stylé d'habiter là plus tard - il y a même une école française...




Ocean Front Walk...



Toutes sortes de choses un peu décalées.
Qui font de Venice un quartier définitivement artistico-baba...